Quiero, para escribir castamente mis églogas,
Dormir cerca del cielo, igual que los astrólogos,
Y escuchar entre sueños, cercano a las campanas,
Los himnos solemnes que propalan los vientos.
El mentón entre las manos, desde mi alta buhardilla,
Observaré el taller que canta y que platica;
Chimeneas y torres, mástiles cívicos,
Y los cielos que invitan a soñar con lo eterno.
«Paysage»
Je veux, pour composer chatement mes églogues,
Coucher auprès du ciel, comme les astrelogues,
Et, voisine des clochers, écouter en révant
Leurs hymnes solennels emportés par le vent.
Les deux mains au menton, du haut de ma mansarde,
Je verrais l`atelier qui chante et qui bavarde;
Les tuyaux, les clochers, ces mâts de la cité,
Et les grands ciels qui font réver d`èternité.
Del libro de Charles Baudelaire «Les fleurs du mal» («Las flores del mal»). Traducción del francés de Manuel Neila.